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"Perhaps everything terrible is in its deepest being something that needs our love." - Rainer Maria Rilke

Billets comportant le tag cinéma

1 note &

Enfin vu Millenium (Hollywood style).

A la lecture des romans de Stieg Larsson,les penchants pour les marginaux, la violence, les déviances et la noirceur qui enrobe le tout pointaient de façon univoque vers Fincher époque Se7en.

Rooney Mara est habité par Lisbeth. Si Noomi Rapace avait donné une prestation déjà à hauteur, la jeune américaine ajoute un petit quelque chose d’indicible. It Girl du net avant même la sortie du film, elle enflamme les rédactions de mode par un style vestimentaire inspiré de son personnage avec une touche personnel à ravir.

Le second volume nous réserve une scène de boxe que j’ai lu et relu des dizaines de fois. C’est dire si j’ai eu envie de voir la suite.

Classé dans rooney mara girlz cinéma

7 notes &

En lecteur de la saga Millenium, je plussois l’initiative de Fincher.

La noirceur de la trilogie des romans est un jeu de miroir évident avec l’univers crasse de Fincher époque Se7en.
Can’t Wait

Classé dans cinéma rooney mara girlz

4 notes &

Nicolas Winding Refn est un nom qui se souffle discrètement dans les couloirs des festivals et les recoins de forum spécialisés entre initiés du cinéma. Réalisateur du film Viking Valalha Rising (sortie en salle sous “le guerrier silencieux”), le réalisateur Danois avait à son actif une trilogie sur le banditisme de Copenhague: pusher dans laquelle on suivait à la steady cam des membres de la pègre local aussi terrifiant que loosers.

Drive, auréolé de la palme Cannoise de la mise en scène, reprend les ingrédients de son talent: des personnages mutiques, une mise en scène éthérée, un sens du cadre déconcertant sans pourtant de forme d’arrogance et une approche réaliste de la pègre. Chaque plan rend hommage à la peinture flamande du XIXe siècle avec des clair/obscur majestueux, une mystification du quotidien -en témoigne la partie de campagne improvisée dans le canal d’évacuation de Los Angeles, les survols répétés de la ville dans ses plus beaux atouts de lumière ou ces intérieurs d’appartement miteux filmés comme des chambres d’un hotel de luxe - et une narration limpide: les dialogues deviennent presque superflus. La violence fait parfois irruption avec une brutalité vertigineuse et réveille le spectre des plus grands rushes d’adrénaline époque Scorcese pre-2000.

La musique joue une place prépondérante et rend un hommage vibrant au 90s et à la new wave. Les fans de GTA et Need For Speed Underground y trouveront certainement leur compte.

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